En juin 2015, l’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (US Environmental Protection Agency ou EPA) a publié son étude de cinq ans, qui conclut que « la fracturation hydraulique n’entraîne pas d’impact général et étendu sur les ressources en eau potable. » Dans le communiqué diffusé par l’EPA, l’agence indique qu’il « s’agit de la compilation la plus complète de données scientifiques recueillies à ce jour, comprenant plus de 950 sources d’information, des articles publiés, de nombreux rapports techniques, des renseignements tirés de rapports de parties prenantes et de rapports scientifiques de l’EPA examinés par des pairs. »

De plus, l’Université du Nouveau-Brunswick a mené une étude portant sur les eaux souterraines et les puits d’eau près du gisement terrestre McCully au Nouveau-Brunswick. L’étude, publiée par La commission géologique du Canada en 2013, concluait que « rien ne permet de croire que l’exploitation et la production au gisement McCully a eu des effets sur l’eau des puits. » Vous trouverez une présentation exposant les points saillants de cette étude sur le site Web de l’Institut de l’énergie du Nouveau-Brusnwick (IÉNB).

Il convient essentiellement de noter que les fluides de fracturation n’ont jamais migré à la verticale d’un puits de forage pour contaminer les eaux souterraines.

Les chercheurs de l’Université du Cap- Breton en Nouvelle-Écosse ont récemment publié un rapport très attendu. Selon ce rapport, « en raison de la distance entre la formation à atteindre et l’aquifère, on ne peut s’attendre à ce que les fractures se propagent depuis les schistes jusqu’à l’aquifère. Une contamination directe par les fluides de fracturation semble donc improbable. »

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Aux États-Unis, les organismes de réglementation de l’Alabama à l’Alaska ont également indiqué que la fracturation hydraulique ne présente pas une menace grave pour les eaux souterraines. Des rapports publiés par l’Institut d’études géologiques des États-Unis (U.S. Geological Survey), le Government Accountability Office des États-Unis, le Conseil américain pour la protection des eaux souterraines (Ground Water Protection Council) et l’Institut de technologie du Massachusetts (Massachusetts Institute of Technology) ont tous indiqué qu’il n’y avait pas de risque important.

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Source : Energy in Depth

Un puits typique est constitué de quatre à six épaisses couches d’acier et de ciment, conçues pour protéger les eaux souterraines. Dans un nombre de cas limité, un puits peut subir une accumulation de pression. Ce type d’incident peut certes mener à des fuites entre les cloisons à l’intérieur du puits, mais pour que ce dernier soit défaillant, il faudrait que toutes ces cloisons se fissurent et fuient, cas de figure extrêmement rare.

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Par exemple, en Colombie-Britannique, la Commission du pétrole et du gaz reconnaît que 10 pour cent des puits de la province peuvent avoir subi ce type de pression. Par contre, elle ajoute que « ce gaz ne migre pas vers le sol ou les eaux; il est emprisonné à l’intérieur du tubage de surface. Il doit ensuite être évacué afin que l’on puisse en disposer en toute sécurité. »

Au Nouveau-Brunswick, on évalue les propriétés des puits qui ont été cimentés afin d’assurer l’intégrité et l’efficacité de la cimentation. Si le puits ne répond pas aux critères des tests établis, notamment les diagraphies d’évaluation de l’adhérence du ciment et les essais d’étanchéité, une cimentation corrective s’impose immédiatement. On peut seulement procéder à la production et à la fracturation hydraulique si le puits subit ces tests avec succès.