Le Nouveau-Brunswick doit avoir un véritable dialogue honnête sur le gaz naturel de schiste

le 18 septembre. Le Nouveau-Brunswick a une chance incroyable de se joindre à bien d’autres provinces au pays en exploitant sa ressource importante de gaz naturel brûlant sans résidus. Ce faisant, il serait possible de créer des milliers de nouveaux emplois, de stimuler l’économie et de réduire les coûts énergétiques tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et la pollution atmosphérique.

La mise en valeur des ressources de gaz naturel se réalise habituellement à l’aide d’un procédé connu sous le nom de fracturation hydraulique ou fracturation. Ce procédé est utilisé de façon sécuritaire depuis des décennies au Canada. Malgré une longue expérience ainsi que les divers et nombreux avantages économiques et environnementaux qui en découlent, des renseignements erronés circulent malheureusement au sujet de la fracturation auprès du grand public, ce qui s’est traduit par l’introduction d’un moratoire sur le développement de cette ressource au Nouveau-Brunswick.

Au sein de l’industrie pétrolière et gazière, nous sommes d’avis qu’il est important que les gens puissent bien comprendre ce que nous faisons, mais qu’ils puissent aussi avoir confiance en nos procédés et activités. C’est pourquoi une coalition des sociétés d’exploration pétrolière et gazière et des entreprises de la chaîne d’approvisionnement, des chambres de commerce et d’autres entreprises connexes a vu le jour et s’est regroupée pour former l’Alliance pour le développement énergétique responsable au Nouveau-Brunswick.

Nous nous sommes fixés pour objectif, en examinant l’information inexacte véhiculée sur la fracturation hydraulique et en créant un véritable dialogue honnête, d’assurer que les communautés locales à travers la province comprennent comment fonctionne l’industrie et qu’elles puissent faire confiance à ses processus.

Le lancement d’un site web, www.gaznatureldunb.ca s’inscrit dans le cadre de nos efforts à cette fin. Ce site Web a été mis sur pied dans le but de fournir plus d’information sur la fracturation hydraulique au Nouveau-Brunswick et d’offrir aux gens une plateforme où ils peuvent poser des questions et obtenir des réponses honnêtes.

Ce qui compte le plus pour nous, c’est que les gens du Nouveau-Brunswick puissent avoir accès à des faits. Pour nous, il est important par exemple que les Néo-Brunswickois soient au courant que L’Agence de protection de l’environnement des États-Unis (U.S. Environmental Protection Agency) vient de publier un rapport d’étude de cinq ans, qualifié d’étude la plus exhaustive jamais réalisée sur la fracturation hydraulique, qui constate que l’exploitation du gaz de schiste « n’a pas causé d’impacts systématiques généralisés sur les ressources en eau potable. »

Ils devraient aussi savoir que le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique a également publié une étude semblable en mars dernier et conclut que « la probabilité d’effets nuisibles sur la santé associés à ces expositions (à la fracturation hydraulique) est considérée comme faible. »

L’an dernier, le Conference Board du Canada a accordé un D au Nouveau-Brunswick en termes de santé économique, ce qui nous place parmi les pires provinces à ce niveau au pays. La levée du moratoire sur la fracturation hydraulique ne règlera pas du jour au lendemain les problèmes économiques sous-jacents auxquels fait face le Nouveau-Brunswick.

Par contre, cela pourra changer les choses.

Un rapport commandé par le gouvernement précédent constate que l’exploitation du gaz de schiste pourrait constituer une « force économique » pour le Nouveau-Brunswick. On estime que l’industrie pourrait créer 4 400 nouveaux emplois et alimenter le PIB provincial de 1,6 milliards de dollars par année, en plus de procurer de nouvelles recettes fiscales chaque année. Même en ne profitant que d’une portion de ces avantages, cela se traduirait par des montants substantiels qui méritent que l’on s’y attarde avant de les repousser de la main.

Nous sommes ravis de la création de l’Alliance pour le développement énergétique responsable au Nouveau-Brunswick, qui nous permettra de rencontrer des gens de partout, de poursuivre le dialogue sur l’exploitation du gaz de schiste et de voir ce que cette exploitation peut apporter à notre province.