L’eau est en effet une ressource précieuse, et tous ceux qui s’en servent, notamment l’industrie pétrolière et gazière, devraient continuer à réduire leur consommation.

« L’industrie pétrolière et gazière canadienne est une leader en matière de recherche et de développement pour la réutilisation de l’eau. »

Il est par ailleurs important de noter que la production de gaz de schiste ne représente qu’une infime portion de la consommation totale d’eau au Canada. L’industrie manufacturière, l’agriculture et d’autres secteurs d’activité consomment actuellement des milliards de gallons d’eau de plus que les producteurs de gaz de schiste.

Selon le ministère de l’Énergie et des Mines du Nouveau-Brunswick, « la fracturation hydraulique » de chaque puits type « pourrait nécessiter jusqu’à 20 millions de litres d’eau. Ce chiffre peut paraître élevé, mais il est important de noter qu’il ne représente que 0,00025 pour cent des 80 billions de litres de pluie qui tombent sur le Nouveau-Brunswick chaque année. Le Nouveau-Brunswick dispose et continuera de disposer de quantités d’eau suffisantes pour sa population, ses écosystèmes et son industrie, incluant les activités d’exploitation du gaz naturel. »

golfPour mettre 20 millions de litres en perspective, la même quantité d’eau sera utilisée pour un terrain de golf tous les 28 jours. Il faut vingt millions de litres d’eau pour cultiver neuf acres de maïs par année.

Une étude menée en 2010 par Stantec Consulting ltée pour le compte de Corridor Resources inc., a conclu que les rivières Kennebecasis et Pollett peuvent potentiellement servir de sources d’approvisionnement en eau pouvant répondre aux besoins d’exploitation du sous-bassin complet d’Elgin, une région d’une superficie d’environ 10 km sur 15 km, tout en maintenant les débits permettant de protéger l’habitat aquatique. Il est important de noter que le sous-bassin d’Elgin dispose d’une ressource importante en gaz naturel.

En Colombie-Britannique, une importante province productrice de pétrole et de gaz, la production pétrolière et gazière représente moins de un pour cent de la consommation totale d’eau de la région. En Alberta, elle est de moins de 1,5 pour cent.

En outre, cette empreinte en eau n’ira qu’en se réduisant. Comme l’indique à juste titre le magazine Water Canada, « l’industrie pétrolière et gazière canadienne est une leader en matière de recherche et de développement pour la réutilisation de l’eau. »

Prenons par exemple les événements de Dawson Creek, en C.-B. : en proie à des ressources en eau limitées, les producteurs de la région de Dawson Creek ont investi 12 millions de dollars dans la construction d’une station de traitement de l’eau, qui transforme les eaux usées non potables en des fluides utilisables à des fins d’exploitation énergétique. Dawson Creek pourrait donc bien être le modèle à suivre pour les producteurs qui continuent à réduire leur empreinte sur les ressources en eau, tout en s’assurant que les communautés récoltent les avantages économiques de l’exploitation pétrolière et gazière.

L’industrie a de plus en plus recours à une pratique visant le recyclage de « l’eau de reflux », soit l’eau refluée à la suite des étapes de fracturation hydraulique, en la mélangeant à de l’eau douce et en la réutilisant dans le cadre de futures activités de fracturation hydraulique. Alors que les producteurs continuent à accroître la quantité d’eau qu’ils recyclent, même ces quantités comparativement faibles continueront à diminuer. Si l’on en croît le département de la Protection de l’environnement de la Pennsylvanie (Pennsylvania Department of Environmental Protection), les exploitants des schistes de Marcellus recyclent aujourd’hui 90 pour cent de leurs eaux de reflux.